Assajda السجدة

Lecture de Nafi‘ (Médine)

ورش عن نافع

Le Coran en riwaya Warsh ‘an Nafi‘

La riwaya Warsh ‘an Nafi‘ est transmise de la lecture de l’imam Nafi‘ (Médine). 29 récitateurs, 29 collections.

À propos de la riwaya Warsh ‘an Nafi‘

Warsh ‘an Nafi‘ est la transmission de la lecture de Nafi‘, imam des lecteurs de Médine, par l'Égyptien ‘Uthman ibn Sa‘id, surnommé Warsh (728-812 ; 110-197 H), né à Qift en Haute-Égypte et devenu le maître des lecteurs de son pays. Deuxième riwaya la plus répandue après Hafs, elle est la lecture habituelle du Maghreb et d'une grande partie de l'Afrique de l'Ouest.

De Médine à l'Égypte

Nafi‘ ibn ‘Abd ar-Rahman ibn Abi Nu‘aym (mort en 785, 169 H), originaire d'Ispahan, apprit le Coran auprès de quelque soixante-dix tabi‘in de Médine, dont Abu Ja‘far Yazid ibn al-Qa‘qa‘, Shayba ibn Nisah et ‘Abd ar-Rahman ibn Hurmuz al-A‘raj. Leur lecture remonte, par Ibn ‘Abbas, Abu Hurayra et ‘Abd Allah ibn ‘Ayyash, à Ubayy ibn Ka‘b, qui la tenait du Prophète.

Warsh vint à Médine en 155 H pour lire auprès de Nafi‘ et récita devant lui le Coran entier à plusieurs reprises. C'est Nafi‘ qui le surnomma ainsi, en le comparant, dit-on, pour la blancheur de son teint, à un oiseau, le warashan. De retour en Égypte, il y devint le maître incontesté de la lecture, réputé pour sa belle voix. Sa transmission est parvenue surtout par la voie (tariq) de son successeur al-Azraq, Yusuf ibn ‘Amr (mort vers 240 H), celle que suivent la Shatibiyya et le Maghreb ; l'autre voie principale est celle d'al-Asbahani.

Particularités (voie d'al-Azraq)

  • report de la voyelle d'une hamza sur la consonne muette qui précède (naql) : qad aflaḥa devient qadaflaḥa ;
  • hamza muette changée en voyelle longue : yu’minûna devient yûminûna ;
  • madd joints et séparés de 6 temps, et au choix 2, 4 ou 6 temps pour la voyelle longue qui suit une hamza (madd al-badal), comme dans âmanû ;
  • taqlil, prononciation de l'alif entre « a » et « é », dans de nombreux mots comme Mûsâ ;
  • ra adouci après un « i » (khabîran) et lam emphatique après ṣ, ṭ ou ẓ (aṣ-ṣalât).

Fidèle à Nafi‘, Warsh lit Maliki yawmi d-dîn (1:4) sans alif. Qalun, l'autre rawi de Nafi‘, s'accorde avec lui sur la plupart des mots mais ne suit pas ces règles de prononciation.

Diffusion

Lecture dominante de l'Égypte jusqu'à l'époque ottomane et d'al-Andalus, elle est aujourd'hui celle du Maroc, de l'Algérie, de la Mauritanie et de nombreux pays d'Afrique de l'Ouest ; le Maroc et l'Algérie impriment leurs corans selon Warsh.

Parmi les récitateurs qui l'ont enregistrée : Mahmoud Khalil Al-Husary, Omar Al Kazabri, Laayoun El Kouchi, Yassen Al Jazairi et Ibrahim Al-Dossari.

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