Assajda السجدة
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La sourate Taha

Numéro
20 / 114
Révélation
Mecquoise
Versets
135
Ordre de révélation
45
Récitateurs
170

Ta-Ha est la 20e sourate du Coran. Mecquoise, elle compte 135 versets et occupe le 45e rang dans l'ordre traditionnel de la révélation, après la sourate Maryam ; elle clôt le seizième juz'. Elle tire son nom des deux lettres Tâ et Hâ qui l'ouvrent, et renferme le plus long récit coranique de la vie de Moïse, du feu aperçu dans la vallée de Tuwâ jusqu'au veau d'or.

Nom et contexte

Certains exégètes anciens ont vu dans « Ta-Ha » un nom du Prophète ﷺ ou le sens de « Ô homme », mais la plupart y voient des lettres détachées dont Dieu seul connaît le sens. La sourate date du début de la période mecquoise : Ibn Mas'ûd la comptait parmi les premières qu'il avait apprises (al-Bukhari). Un récit célèbre la lie à la conversion de 'Umar ibn al-Khattâb, qui en aurait lu le début chez sa sœur ; il est répandu dans les biographies du Prophète, mais ses chaînes de transmission sont faibles.

Thèmes principaux

  • L'ouverture rassure le Prophète ﷺ : le Coran ne lui a pas été révélé pour le rendre malheureux, mais comme un rappel venu du Seigneur du Trône, à qui appartiennent les plus beaux noms (20:1-8).
  • Moïse près du feu, où Dieu lui parle : « C'est Moi Dieu, il n'est de divinité que Moi ; adore-Moi donc et accomplis la prière pour te souvenir de Moi » (20:14). Il reçoit les signes du bâton et de la main, et demande : « Seigneur, ouvre-moi ma poitrine et facilite-moi ma mission » (20:25-26), avec Aaron pour l'assister.
  • Son enfance, quand sa mère le confia au fleuve (20:37-40) ; l'ordre de parler à Pharaon avec douceur (20:44) ; les magiciens qui croient et bravent les menaces de Pharaon (20:70-73) ; la traversée de la mer et le veau façonné par le Sâmirî (20:77-97).
  • Le Jour du Jugement, où les visages s'humilient devant le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même (20:108-112) ; la consigne de ne pas se hâter dans la récitation et de dire : « Seigneur, accrois ma science » (20:114).
  • Adam, qui oublia son engagement, fut tenté par l'arbre de l'éternité, puis se repentit et fut élu (20:115-122) ; celui qui se détourne du rappel de Dieu aura une vie étroite (20:124).
  • Une conclusion qui appelle à la patience, à glorifier Dieu matin et soir, à ne pas convoiter l'éclat de ce monde et à ordonner la prière à sa famille (20:130-132).

Dans la Sunna

Selon Abu Umâma, le Prophète ﷺ a indiqué que le plus grand nom de Dieu se trouve dans trois sourates, Al-Baqara, Âl 'Imrân et Ta-Ha (Ibn Mâja, jugé hasan par al-Albani) ; beaucoup de savants l'identifient aux mots « le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même », présents en 2:255, 3:2 et 20:111. Al-Bukhari cite sous cette sourate le hadith où Moïse reproche à Adam d'avoir fait sortir ses descendants du Paradis, et où Adam répond que cela avait été écrit pour lui avant sa création.

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